GOUACHE | les techniques de peinture à la gouache

GOUACHE, les techniques de peinture à la gouache, tout savoir sur cette technique de peinture.

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Gouache - techniques de la gouache.

La GOUACHE, les techniques de la peinture à la gouache, tout savoir sur ce mode de peinture.

GOUACHE, techniques de peinture à la gouache.

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Apprendre les techniques de la peinture à la gouache.

GOUACHE (de l'italien Guazzo, lavage). Préparation faite avec des substances colorantes détrempées avec de l'eau mêlée de gomme, rendues pâteuses par une addition de miel ou de manne de larmes (1).

La gouache diffère de l'aquarelle en ce sens que l'on pose d'abord les tons foncés pour finir par les plus clairs, alors qu'on opère d'une façon inverse dans l'aquarelle. Tandis que celle-ci donne des à plats, la gouache permet de revenir plusieurs fois sur un même ton et de lui donner de la vigueur et du relief.

On utilise quatre couleurs principales : blancs, jaune, rouge et vert.

La gouache est difficile à conserver dans sa fraîcheur; elle jaunit et noircit souvent à la longue ; mais elle permet de jeter rapidement sur un album une impression passagère de couleur et, à ce titre, elle est précieuse.

Il faudrait comprendre, sous le nom de gouache les peintures en détrempe où les mêmes colorants sont --- pour les tableaux et petits travaux de décoration --- mélangés avec du blanc d'oeuf ou de la colle de gants maintenue tiède (2) --- et pour les décors de théâtres, fonds photogéniques, grands travaux industriels, on dissout de la vulgaire colle de peau, et les couleurs qu'on y incorpore sont appliquées à chaud.

Nous ne pouvons nous occuper ici que de la gouache proprement dite qu'on trouve toute préparée dans le commerce et qui permet d'exécuter des travaux extrêment intéressants. Nous examinerons l'aquarelle gouachée pour peindre les éventails, les écrans, les stores, ect. ; la gouache sur papier, sur parchemin, sur cuir et sur bois.

Alors que, dans l'aquarelle, on réserve les lumières et que le travail, toujours mince et transparent est conduit en partant des clairs pour arriver aux foncés, dans la gouache, on part des foncés pour terminer par les clairs en empâtant les tons qu'on superpose. Puis, le blanc, proscrit pour l'aquarelle est la base même de la gouache ; il entre dans la composition de toutes les teintes. Pour cette raison, les tons de gouache doivent être employés très vigoureux car, en séchant, ils pâlissent beaucoup.

 

Les encollages.

Quand un papier n'est pas collé, il se conduit un peu comme le buvard sur lequel il serait difficile de peindre directement ; il en va de même pour les tissus et nous avons déjà indiqué la manne en larmes et la colle de gants comme étant des encollages qui peuvent être pratiqués.

Les encollages sont ou couchés sur les places à peindre ou mêlés aux couleurs, l'encollage doit être très adhérent mais assez élastique pour pouvoir se plier sans gercer, les plus employés sont : la dextrine, qui laisse les dessous avec leur teinte naturelle ; l'amidon, la fécule et l'alun qui, dissous dans une proportion de dix à quinze pour cent, sert surtout pour apprêter, en plein, certaines étoffes, comme les stores. Au sortir du bain, le tissu doit être fortement tendu pour éviter le rétrécissement.

La gouache, au point de vue du matériel, se traite comme l'aquarelle.

 

Aquarelle gouachée.

L'aquarelle mélangée à la gouache souple permet de peindre sur la plupart des étoffes sans les encoller, employée sans empâtements, elle ne s'écaille pas. Pour peindre à l'aquarelle gouachée sur éventails et sur cuir, on exécute, avec un morceau de carte ordinaire, une silhouette complète de la composition et on trace les contours à la craie blanche de couleur ; la partie ainsi délimitée recevra seule un léger encollage composé d'amidon et de blanc d'argent en poudre.

 

Gouache sur bois.

Pour gouacher sur bois, on encollera à la dextrine si la couleur du bois doit être conservée, en cas contraire, on délaye du blanc de zinc en poudre dans un enduit composé de colle forte, de lait et de gélatine. On passe, à la queue-de-morue, une première couche qui, une fois sèche --- ce qui est rapide --- en reçoit une seconde couchée en travers. On ponce à sec avec papier de verre et on peut alors peindre comme sur le papier.

 

Gouache sur papier.

Il faut choisir un papier très fort, bien collé, lisse ou à grains suivant l'effet à rendre. Le torchon convient aux études décoratives puissantes d'une certaine dimension.

 

Gouache sur parchemin.

Le subjectile doit être bien tendu ; sa finesse de grain permet d'exécuter des travaux minitieux ; aussi le réserve-t-on pour la peinture héraldique dont on pourra voir de nombreux et magnifique spécimens à la bibliothèque nationale.

 

Conseils généraux.

La palette peut être un simple losange en verre double sous lequel on aura du papier blanc ou des godets de porcelaine formant série.

Comme la plupart des couleurs sont employées assez fluides, il serait impossible de gouacher verticalement, surtout les ciels et les grands à plat ; le travail sera donc tenu horizontalement. Ainsi que pour l'aquarelle, l'esquisse se trace au crayon ferme.

Il faut éviter de trop charger les empâtements et de revenir plusieurs fois sur eux si l'on veut éviter l'écaillage.

Parfois, une touche qu'on veut rapporter refuse de prendre sur le dessous ; un léger glacis de fiel de boeuf passé sur l'endroit récalcitrant permettra l'adhérence.

Avant de peindre, on doit préparer sa palette en la chargeant des couleurs qui peuvent être nécessaires et détremper à l'eau gommée celles qui ne seraient pas au point voulu.

 

Extrait de: LA PEINTURE A L'AQUARELLE A L'ATELIER ET SUR NATURE, par C. MORIN

Vers 1900 - Edition BOURGEOIS AINE - PARIS

(1) Faire dissoudre, dans un demi-verre d'eau bouillante, 30 grammes de mannes en larmes. La gelée qui se forme en refroidissant se conserve bien en flacon bouché hermétiquement, mais comme il faut broyer les couleurs en poudre avec cette colle et pour cela employer la molette, peu d'amateurs seront tentés de le faire.

(2) Pour obtenir de la colle de gants, il suffit de faire bouillir, pendant au moins trois heures, des rognures de parchemin ou de peau de mouton blanche dans un volume d'eau suffisant. Le produit devra être tamisé étant encore très chaud.

Techniques de la gouache - Manuel - Guide de la peinture à la gouache

(téléchargement d'une vidéo sur AUVERS SUR OISE)

http://www.guide-touristique.info/tfr/video/auvers.mpg


 

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