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PISSARRO - (1830-1903).

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PISSARRO - (10 juillet 1830 - 13 novembre 1903) - Peintre et graveur.

Pissarro à la peinture du plein air s'efforçait, dans ses études à la campagne avec Monet tout jeune, Cézanne, Piette, Guillaumin, d'illuminer ses toiles d'immatérielles et transparentes clartés.

 

En 1855, il revient à Paris : l'Exposition universelle fonctionne. De grands peintres lui apparaissent dans la magnificence de leurs talents : Delacroix, dont le coloris si harmonique dans sa fougue le conquiert, Corot, Courbet. Sans éducation spéciale ni frottement d'école ou d'amis, le jeune peintre les sent et spontanément va vers eux. Millet ne lui fut révélé que trois ans après.
Nanti d'une recommandation pour Anton Melbye, frère de Fritz il heurte l'huis de ce peintre de marines qui aussitôt le prépose à l'exécution de tous ses ciels. Des injonctions familiales tendaient vers le même temps à incarcérer l'artiste chez Picot, Lehmann, Dagnan, les Julians d'alors : une brève apparition et vite il s'émancipe.
La nature est sa seule école. Il parcourt les banlieues, Montmartre encore agreste, la forêt de Montmorency, étudie le plein air, tâche à restituer les sites, les arbres, les clartés dans l'exacte sensation qu'il en reçoit. Déjà de ses œuvres initiales sourd sa fièvre de lumière et de peinture blonde.
Il visite Corot : leurs affinités les lient. Chez le paysagiste, il rencontre Chintreuil, Des-brosses… Leur inquiétude d'art s'exprime en vives discussions. Corot expose à satiété sa loi des valeurs toujours respectée par les grands peintres du passé et qu'avec une justesse constante son jeune auditeur appliquait d'instinct. La valeur est le rapport entre deux tons comme l'intervalle musical est le rapport entre deux notes, et l'harmonie générale de la couleur dans un tableau n'a d'autre cause, un ton étant pris pour base, que le respect des valeurs dans la progression ou la décroissance des autres tons. Faut-il s'étonner dès lors que l'œil de M. Pissarro ait pressenti cette loi? Le groupement de ses tons, c'est-à-dire son accentuation des valeurs, ou mieux son style déjà se caractérisaient : ses valeurs furent toujours très rapprochées, comme celles des Primitifs et de Corot lui-même.
M. Pissarro trouva chez lui un encouragement à la peinture du plein air qui, dès ses débuts, lui parut seule plausible. Tôt acquis au clair-obscur, d'intuition d'abord et par raisonnement ensuite, parce que jamais il ne vit dans la réalité des formes éclairées seules se détacher, contraste hurlant, sur des obscurités bitumineuses, il notait toutes les influences des corps éclairés sur les ombres en un habile métier qui modelait en pleine lumière. Insatisfait des coruscations factices ou des éclairages ténébreux de l'Ecole, il s'efforçait, dans ses études à la campagne avec Monet tout jeune, Cézanne, Piette, Guillaumin, d'illuminer ses toiles d'immatérielles et transparentes clartés. Parallèlement, soucieux d'acquérir la connaissance du corps humain, il dessinait des académies chez Jacques, le modèle de la rue Cadet.
Les premiers envois au Salon eurent des fortunes diverses. En 1859, il est admis avec un Âne devant une porte à la campagne, tableau mentionné par Astruc dans ses Quatorze stations au Salon de 1859. En 1861, il expose une Forêt de Montmorency. En 1863, sa toile la Seine à Asnières est englobée dans cette imbécile proscription qui, avec une sûreté de goût si obtusément inconsciente, colligea les œuvres d'art et, les extrayant de l'amas des scories, les désigna à l'attention du public. Cette mise à l'index aboutit au radieux Salon des Refusés. M. Pissarro y fut représenté par trois tableaux : deux Sous bois et la Seine à Asnières. Cette toile devint ultérieurement la propriété d'un marchand de tableaux qui sournoisement la macula de moutons, de plantes, et fit signer « Gusman » cette fallacieuse mascarade.
Un nouvel envoi au Salon de 1865 se heurte au même rigorisme qui s'atténue en 1867 et en 1869. Les tableaux de M. Pissarro sont agréés et méchamment incarcérés à ces hauteurs sereines où le jury sait bien que le regard humain ne parvient pas. A ce moment, M. Pissarro émigre à Louveciennes. Survient la guerre. Sa maison est violée; le Prussien jette ses toiles à la flamme ou s'en fait des tabliers pour égorger les volailles. Celles qui purent échapper aux pollutions guerrières témoignent des résultats acquis déjà par le constant souci de peinture claire qui guide les efforts de l'artiste. Tout en conservant l'harmonie caractéristique de son œuvre, elles rayonnent d'une lumière intensément épandue. Depuis 1865, le peintre a expurgé sa palette du noir, d'abord, cette non-couleur; peu après, les ocres et les bruns ont été proscrits : il ne peint plus qu'avec les six couleurs de l'arc-en-ciel.
Manet fut, comme ses amis, tôt acquis à la peinture claire, mais ses biographes ont été à cet égard exclusifs et fort exagérés : ils le statufièrent révélateur du procédé nouveau. Délimitons son rôle. Deux époques en sa vie : au début, il s'inspire des Espagnols, de Velasquez, il a la précision et la vigueur de trait de Ribera, de Goya. Puis il s'associe aux recherches de lumière par l'emploi exclusif des couleurs primordiales (Argenteuil, Nana, En Bateau, le Linge, le Grand Canal et Venise, le Chemin de fer, le Père Lathuille); mais il ne fut pas l'unique protagoniste de cette technique qui fut adoptée sous l'influence de conversations communes. Ce titre d'initiateur de l'impressionnisme, dont illégitimement on décora Manet, plus mondain, plus réclamier que les autres habitués du Guerbois, leur appartient pour une égale part. Ces réserves faites, son talent permane essentiel et qu'Olympia s'incimaise vite au Louvre!
Vers ce temps, M. Pissarro, après une villégiature en Bretagne chez Piette, fut à Londres avec M. Claude Monet. Durant leur séjour de dix mois dans cette ville, ils envoient des tableaux à l'Académie nationale qui réprouve leur audace. Pourtant, sur cette terre britannique, les yeux avaient été éduqués par Turner qui, depuis longtemps, s'était restreint aux seules couleurs du prisme. Ils trouvent dans l'étude de son œuvre la confirmation de théories discutées déjà dans l'intimité et réalisées en des essais individuels qui ne s'étaient pas encore publiquement manifestés : la loi des couleurs complémentaires et, sa fin naturelle, la division du ton.
Ce séjour en Angleterre hâta l'évolution impressionniste. Rentrés à Paris, MM. Pissarro et Monet se firent les exégètes de la nouvelle technique. Vite leurs amis, préparés par les tentatives antérieures, reconnurent la précellence du mélange des couleurs sur la rétine au mélange forcément plus ténébreux qui s'opère sur la palette. La reconstitution optique des couleurs complémentaires divisées sur la toile leur donnait enfin ces clartés blondes si patiemment cherchées !
L'impressionnisme, issu de théories précises, se manifesta bientôt dans l'éclat de sa lumineuse et vibrante harmonie. Les œuvres de Camille Pissarro, de Claude Monet, de Manet, de Cézanne, de Renoir, démontrèrent l'excellence de la formule d'art : les officiels s'émurent; une clameur de réprobation gronda, et lorsqu'en mai 1874, eut lieu chez Nadar la première exposition, un verveux plaisantin du Charivari prit prétexte de la légende d'un tableau de Monet (coucher de soleil étiqueté Impressions) pour dénommer les valeureux artistes : « Impressionnistes ». Ils érigèrent ce vocable en hautaine devise.
Dès lors, les expositions se succédèrent, retentissantes : tous n'étaient pas également fidèles au périodique rendez-vous. Manet, épris de l'officiel, s'abstint constamment. M. Pissarro seul s'associa à toutes les manifestations dans lesquelles il triomphait avec ses potagers, sa Plaine du chou, sa Sente du chou, son Clos du chou, superbes paysages sûrement brossés.

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Georges LECOMTE.

 

Extrait de : "Les Hommes d'Aujourd'hui" - numéro 366 - Editeur Gérant: Léon Vanier.

paru vers 1895-1899 ?:

 

PISSARRO - (1830-1903) - Camille PISSARRO - (1830-1903)

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